lundi 19 février 2007

DÉBUT DES HOSTILITÉS

Allons directement dans le vif du sujet.
Telle que vous me lisez maintenant je suis assise sur ma chaise de bureau en face de mon écran d'ordinateur. En haut à droite de l'écran, l'horloge indique 6:54, une heure un peu trop tardive pour être éveillé lorsqu'on n'a pas dormi.
Nous voici donc en plein centre de ce que nous pouvons qualifier de problème : je n'arrive pas à me coucher. Oh, je ne suis pas insomniaque, non, j'aime dormir, j'adore ça. Mais il m'est très difficile de me coucher à des heures normales, et donc de me lever à des heures normales.
La nuit, je m'occupe, je trouve toujours quelque chose qui m'empêche d'aller dormir.

Je viens de finir brillamment mes examens, et me voici lâchée dans l'existence, diplôme en main, avec la ferme obligation de me mettre à gérer mon temps correctement pour pouvoir faire quelque chose.
Car, comble de difficulté, j'ai choisi un métier où le gestionnaire de ma journée, c'est moi. Je suis indépendante.
Les avantages sont indéniables pour moi qui suis doté de manière si charmante d'un caractère du cochon.
.::.Puisque je l'évoque, je souhaite d'ailleurs à tous une bonne année du cochon, car il se trouve que le nouvel an chinois le fêtait aujourd'hui.::.
Factuellement, mon caractère de cochon m'interdit de supporter une quelconque autorité pendant plus d'un mois, si j'estime l'activité inintéressante. Le bon côté est que je n'ai pas le choix, je dois gagner de l'argent avec ce que j'aime. Et ça tombe bien car j'aime les challenge.

Dans la lignée de l'arrêt de la cigarette par la seule force de ma volonté, me voilà en train de m'attaquer à cette insomnie galopante qui cache, à mon avis, un déséquilibre plus global.


Comment saurais-je lorsque j'aurais réussi ?
Une première chose à se mettre en tête : je n'aurais jamais réussi. Non. Crier victoire c'est relâcher sa vigilance devant les premiers progrès. L'objectif à atteindre est de réussir à reconfigurer mon horloge biologique à des horaires humains, c'est-à-dire se lever LE MATIN et se coucher LE SOIR. L'heure du réveil matinal fini à mon sens lorsqu'on arrive dans les doubles chiffres (10h, 11h, etc). L'idéal à atteindre étant de réussir à se lever naturellement vers 8h30 / 9h00 du matin.
Quant au soir, je décrète qu'il termine à l'arrivée des chiffres simples, c'est-à-dire 0h.
Le matin doit retrouver sa place de matin et le soir sa place de soir pour que je puisse articuler mes journées de manière décente.

.::.Au passage, aparté
J'ai honte de ce soi-disant "problème". Il y a tellement d'autres choses mille fois plus importantes dans le monde, que je me sens fat d'être à ce point-là centrée sur mon petit nombril et ses idioties de gamine de 28 ans (ciel ! je devrais déjà avoir passé l'âge).
Contre-attaque : c'est parce que ce "problème" est idiot qu'il faut s'atteler à le résoudre le plus vite possible pour en être débarrassé. Il n'y a pas de honte à vouloir faire évoluer les choses.::.

Quels moyens vais-je mettre en oeuvre pour réussir à retrouver un rythme normal ?
J'essaie déjà d'y travailler mollement depuis une semaine. Je tente de me lever coûte que coûte pas trop tard, quelle que soit l'heure à laquelle je me suis couchée, sans faire de sieste l'après-midi (ou une très courte si je n'ai pas du tout dormi et que je suis épuisée, en hypothermie). Mais la preuve de mon échec de cette semaine est qu'il est présentement 7h26 et que je ne dors toujours pas.
Il est donc nécessaire de fixer des objectifs beaucoup plus clairs. Essayons de rester réalistes.
Je dois réussir cette semaine à
• atterrir dans mon lit tous les soirs à maximum 1h00 du matin, et de m'y détendre
• me lever tous les jours pas plus tard que 12h00
Cela veut dire que lorsque je vais aller dormir tout à l'heure, que je dois ABSOLUMENT être debout avant 12h01, et ce, même si je tombe de sommeil. La réussite de cette entreprise en dépend.

Parallèlement à ça, je vais demain (tout à l'heure) me réinscrire au club de sport. La pratique RÉGULIÈRE d'un sport aide l'organisme à rééquilibrer ce que mes nombreuses heures derrière l'ordinateur tendent à déséquilibrer. Il va donc falloir veiller à trouver des cours qui me conviennent et m'y rendre ponctuellement. mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs, je m'attaque à une entreprise de longue haleine qui est celle d'ACQUÉRIR UNE DISCIPLINE PERSONNELLE.

Autre chose que j'aimerais réussir à pratiquer régulièrement : mes vocalises de chant lyrique. Outre le fait qu'elles apprennent à chanter, cela me fait pratiquer des exercices de respirations qui me semblent indispensables pour arriver à me détendre.
J'ai l'enregistrement sur MD et cela fait 3 jours que je me dis tous les jours que je vais réussir à m'y mettre une petite heure, en vain. Les murs de chez moi ayant la perméabilité sonore de pans de papier, il me reste un vieux fond de blocage qui me faisait probablement attendre la fin du week-end pour éviter que la totalité de mon immeuble entende mes glapissements.


C'est ce qui s'appelle une entrée en matière ! Quel programme ! Je vais presque réussir à me faire peur si je continue.
Trèves de bavardage, la concentration ne doit pas se relâcher jusqu'à nouvel avis sur ce point particulier : les heures de lever (12h max) et de coucher (1h max) obligatoires. Aucune dérogation ne sera acceptée. En cas d'invitation impromptue chez des amis, trouver des solutions, au pire se dire que notre carrosse va se transformer en citrouille.

3 commentaires:

Darnziak a dit…

Tiens, on a le même problème, c'est drôle. Il est 11h43 AM, je viens de me lever.

laurie a dit…

darnziak tu inaugures mon blog en matière de commentaire ! Sonnez trompêtes, darnziak est dans la place !
Trève de plaisanteries, ça me fait plaisir d'avoir un problème en commun avec toi, même s'il n'est jamais agréable de parler de problème. Je ne l'ai d'ailleurs pratiquement jamais considéré comme un problème avant, je trouvais la nuit romantique et mystérieuse.
En tout cas, welcome here

Michel a dit…

Connaissez-vous le livre de Jean-Paul Dubois, "Tous les matins je me lève" ? C'est un peu le même 'problème' de décalage de son propre temps avec celui de la normalité. A lire, c'est un trés beau livre (en tout cas, je trouve)