samedi 1 novembre 2008

mardi 28 octobre 2008

Le dix huit mai mil neuf cent quatre vingt huit

Sous les roses

Sous les roses de printemps
Et sous les arbres de mille ans
Sous tous les vents
Tout le monde attend

Les nuages sont grands
La vie reprend, tout comme avant

Sous les roses de printemps
On n'a pas le temps
D'attendre mille ans...

Poème de Laurie Thinot, 9 ans et demi

dimanche 19 octobre 2008

Safe sex


"Safe sex"
Technique mixte sur papier
50x65cm

vendredi 17 octobre 2008

Anodinement votre

C’est 18h30, l’heure où toute la capitale désire rentrer chez elle le plus rapidement possible en se donnant rendez-vous dans le métro.
Une femme blonde cendrée, sac verni noir, lunettes noires. Debout. Elle est un peu plus grande que les autres personnes du wagon.

La voilà qui soulève brusquement le bras pour se gratter le crâne, bousculant au passage son voisin, un homme au teint blafard, yeux pochés de gris veiné. Il esquisse un mouvement de recul, l’œil fixe, torve. Un mince filet de sueur recouvre entièrement son front. Le trou noir de sa bouche paraît sur le point de laisser échapper quelque chose, un son, une goutte, une dent peut-être. Mais non. Il reste suspendu un instant, figé, puis bouge, désintéressé.

La femme paraît maintenant lointaine, posée au centre de cette grappe humaine d’identités agglutinées ensemble à un niveau spatialement inférieur au sien. Elle règne, seule bénéficiaire d’une perspective sur tapis de cheveux variés.

Le front de l’homme blafard perle toujours.
Il sursaute.
La femme est en train de se gratter. À nouveau. Ses ongles rouges farfouillent furieusement dans la tignasse.
Quelques nez frémissent. Des visages tressautent. Certaines faces se tournent, avides. La femme gratte toujours. Elle semble ne rien remarquer.
L’œil poché se fait dédaigneux tandis que la main s’extrait de son champ blond pour retourner au bout du bras.
Les regards s’adoucissent, se détournent, se détachent pour retrouver leur errance publique. Ou leur bouquin.

Mais féroce, la femme se gratte à nouveau.
Là, des figures perplexes se tournent. Ca se tortille, ça se gratouille discrètement. Aurait-elle des poux ? Un eczéma ? C’est une galeuse, j’en suis sûr ! Est-elle contagieuse ?
Ca respire vite, ça s’agite. L’effroi glace certaines paupières, on s’échange des questions silencieuses.
La femme persiste à fouiner dans l’espace au-dessus de sa nuque, là où c’est chaud, là où nichent des insectes. Des poux. Des colonies entières de poux. Avec ces ongles au verni sanglant qui sèment la pagaille dans leur nid, ils vont se disperser et tomber en pluie sur le crâne de ces pauvres voyageurs, victimes ici à cet instant d’un hasard cruel. Des remous se font sentir au niveau spatialement inférieur à mesure que la pensée du parasite galope. Des colonies entières de poux. Pondant.
Et elle qui ne s’arrête toujours pas, décalée, souveraine. Grattant avec ferveur comme on gratterait un chien rétif.
L’interminable métro. C’est un traquenard messieurs-dames, un traquenard ! Ca pense, ça visualise des insectes, ça lève le nez et hausse les sourcils en guise de protestation, ça cherche une issue lorsque la porte s’ouvre avec fracas.

Bousculade, pieds, sacs, trébuche, marche, quai.
La grande gratteuse reste.
Avec ses hauts talons, sa taille trop fine, ses lunettes noires.
Et ses poux supposés.

jeudi 16 octobre 2008

L'étrangeté vectorisée


En guise de test (et de cadeau pour Unter), voici la version vectorielle d'une ancienne note "L'étrangeté". L'occasion de voir ce que donne le passage aquarelle/vectoriel. Why not ?

jeudi 9 octobre 2008

Yorgo Tloupas


Yorgo a bien fait de venir se dégourdir les pattes à Paris en septembre car ce fut un plaisir de le revoir après si longtemps, avec son look de Clark Gable à vélo !
Je suis très honorée de son article !

Puzzlettre

vendredi 3 octobre 2008

Autokratz, le clip !!!

Le voilà !
Produit par Partizan, animé et co-déliré par one of the best After FX animator, Gustavo Almenara !
En exclu vidéo-star sur Dailymotion ce week end !

mercredi 1 octobre 2008

Paf !

Ca y est, on le sait et c'est maintenant confirmé : le dernier clip que nous avons confectionné avec amour, Gustavo Almenara et moi sort officiellement en exclusivité sur Dailymotion samedi !!
Préparez vous au choc !

mardi 30 septembre 2008

Highligts

La photographe Karen Knorr a une photo en couverture de Hightlights, mais pas n'importe laquelle... !

vendredi 19 septembre 2008

Recette pour faire disparaître le temps

Pour patienter en attendant la mise en ligne du nouveau clip, vous pouvez toujours, par dépit (et surtout sous aucun autre prétexte car vous risquez de sombrer dans la déception la plus incurable de toute votre existence !!) cliquer ici, rester immobile et fixer le centre - l'idéal étant de s'être assis au préalable dans une position confortable et d'avoir activé votre CD d'ambiance naturelle forêt amazonienne au petit matin dans iTunes (si si, cherchez bien).

dimanche 14 septembre 2008

samedi 6 septembre 2008

Animation soon !



Extrait d'un travail "Top Secret" en cours de finition.
Oui oui, ça va bouger !

samedi 26 juillet 2008

The animals save the planet

Allez donc voir ces spots géniaux ici !
(car je refuse de faire deux notes identiques)

mercredi 23 juillet 2008

Officiellement votre !



Enfin !
Si vous voulez le voir en meilleure qualité (recommandé), allez directement ici le voir sur le site de youtube, il y a maintenant une option "regarder cette vidéo en haute qualité" en bas à droite du visualiseur.
Cheers !

samedi 19 juillet 2008

Encombrant

X.pression Trailer


J'ai trouvé ça par hasard sur le net. C'est un extrait de mon film de fin d'étude, pour ceux qui ne l'ont pas vu !

vendredi 18 juillet 2008

lundi 14 juillet 2008

dimanche 29 juin 2008

Hop !

MAJ 1er juillet :
Ceux qui ont pu voir le clip (108 personnes exactement) sont de sacrés veinards ! Sachez que vous avez vu une exclusivité mondiale par ma faute, car j'ai fait l'erreur de la mettre sur youtube avant qu'il ne soit diffusé officiellement en chaîne !
Nouvelle petite autoproduction pour le groupe portugais Cla, réalisée avec l'aide précieuse de Benoit Thinot (un tueur de la 3d !), des providentielles et judicieuses interventions de Gustavo Almenara et de l'aimable soutien d'Autour de Minuit.
Merci à eux !

Et dans la série bonne nouvelle, je suis super heureuse d'apprendre que mon film de fin d'étude X.pression a gagné le 2e prix du Backup Festival, un festival de film expérimental allemand ! Cheers !

mardi 10 juin 2008

vendredi 30 mai 2008

dimanche 25 mai 2008

mercredi 21 mai 2008

Silence

Les mots parlent.
Lorsqu’ils bavardent, laissez les se taire d’eux-mêmes : ils sonnent creux.

Qui es-tu, toi qui ose parler ?
Qui es-tu, toi qui te targues de savoir dire ?
En as-tu seulement la moindre idée ?
Que penses-tu réellement ?
Quelle puissance attribues-tu à ces traits d’encre ?
Penses-tu tromper le monde avec ton verbe ?
Personne ne te crois.
Ton sourire composé, ta face de cire et tes gestes empruntés témoignent.
Ne vois-tu pas que tu es devenu mondain ? De palabre en beaux mots, de citations en références, tu poses sous le feu de tes propres projecteurs. Tu t’auto congratules.
Tu tricotes de petits chandails de mots pour te tenir chaud, car tu as froid lorsque le regard des autres se pose sur toi.
Si tu arrives à briller devant ces yeux, peut-être finiras-tu par considérer que tu as un intérêt, finalement. Mais rien n’est moins sûr. Pauvre étoile ! Prisonnière de morceaux de vents, sa lumière est trouble.

Commodes véhicules de pensée, les mots parlent.
Mais vigilance : la cloison entre bavardage et réelle communication est fine.
Le bavardage a été créé par les agités pour fuir le silence. Du tapage diurne, collectif.
De jolis mots d’esprit pour oublier le reste, pour se détendre, dit-on. Et ça fonctionne à merveille. Nous rions en chœur à ces mots et à ceux des autres, distribuons clins d’œils entendus et boutades. Puis vient le moment de rentrer chez soi. Sourires, coups de coude, rafales de formules de circonstance, la porte se referme, noir du couloir.
À tâtons, le long du mur, tu cherches l’interrupteur. Seul. En silence. Soudain, chaque son se détache nettement, prenant une dimension différente vaguement inquiétante. Tes doigts trouvent le morceau de plastique, que tu presses. La pensée qu’il serait plus pratique de réparer la lumière de cet interrupteur pour mieux le repérer dans le noir te traverse. Ils auraient dû le mettre plus près de l’ascenseur, là on pourrait le confondre avec une sonnette. Glissement de métal, les portes automatiques s’ouvrent, tu entres. L’odeur t’attrape désagréablement les narines. C’était une bonne soirée. Tu appuis sur zéro, les portes se referment. Un brouillard confus danse dans ta tête. Tu y picores des bouffées de souvenirs, agençant les scènes entre elles de façon à créer un scénario digne de « bonne soirée ».
Ton esprit joue à saute-mouton.
Il bavarde. Il tricote.
Absorbé par son activité, tu as oublié la lune, les arbres, les oiseaux, et même cette brise qui souffle doucement sur ton visage. Tout ça car Madame Bla et Monsieur Bla t’ont parlé de leur maison au cap-Ferret. T’y inviteront-ils cet été ? Ils invitent bien Bou et Tade. Tu te demandes si tu aimerais passer plusieurs jours en leur compagnie.
Tu es seul en prise avec le vacarme incessant de ton esprit.
Laisse les anges poser leur index sur les lèvres de tes pensées.
Reste coi en dedans et regarde.
Qu’est devenu le taquin verbe ? Du vent.

Le silence révèle.
Les mots parlent.
Chut.

mercredi 14 mai 2008